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Deuxième dimanche de Carême

Oui, l’évangile est une Bonne Nouvelle.

Il nous rejoint dans notre réalité de nos vies de chaque jour.

La finale de ce passage de Saint Luc nous le rappelle fortement, par l’attitude des disciples suite à ce qu’ils viennent de voir. Il nous est rapporté que : « Les disciples gardèrent le silence et, en ces jours-là, ils ne rapportèrent à personne rien de ce qu’ils avaient vu ».

Nous le savons aujourd’hui, les disciples Pierre, Jean et Jacques, n’ont pu raconter ce qu’ils ont vu, seulement après que Jésus soit ressuscité d’entre les morts.

C’est à la lumière de la résurrection qu’ils peuvent le dire, car à ce moment, ils peuvent être crus.

C’est lorsque Jésus commence à être reconnu comme le Messie, le Sauveur et le Seigneur, que ces trois hommes peuvent révéler autour d’eux cette relation, cet entretien entre Jésus, Moïse et Élie.

Auparavant, ils auraient été considérer comme des fabulateurs, des illuminés.

Ils ont gardé donc le silence jusqu’au moment où ils pouvaient prendre la parole et dire ce qu’ils ont vu, mais aussi entendu : « Celui-ci est mon Fils, Celui que j’ai choisi : écoutez-le ! »

Il en est ainsi pour bien des personnes qui ont vécu un traumatisme et qui ne peuvent s’exprimer tout de suite après. Pensons, en ce quatre-vingtième anniversaire de la libération des camps de concentration nazie, comme il a été difficile à des détenus de ces lieux de dire ce qu’ils ont vu et entendu, pour ne pas dire subi.

Nous pensons plus proche de nous, aux nombreux appelés de la guerre d’Algérie. Combien d’année il a fallu pour mettre d’ailleurs ce nom de : guerre !

Bien de ces hommes, n’ont rien pu dire, même à leur famille, elles viennent à en témoigner : « il ne nous en parlait pas ».

Oui, le silence est premier, la parole vient après. Mettre des mots n’est pas toujours facile. Les trois disciples qui accompagnent Jésus sur la montagne, mettent le temps nécessaire pour formuler ce qu’ils ont vu et entendu, pour parvenir à le communiquer, le transmettre. Cela semble tellement invraisemblable pour les personnes ne l’ayant pas vécu. Car il manque l’expérimentation de l’événement. Comment croire toutes ces personnes ayant subi, dans notre Église, mais malheureusement bien ailleurs aussi, des abus de toutes sortes.

Cette apparition dans la gloire de notre Seigneur Jésus reste incompréhensible au moment même de sa manifestation. Cette blancheur éblouissante, cette nuée, cette voix qui se fait entendre. Cela relève de l’irréel, de l’incommensurable.

Difficile alors d’être crédible.

Les trois disciples de Jésus semblent en prendre toute la mesure.

C’est bien après, lorsqu’ils pourront être écoutés et entendus, qu’ils viendront à dévoiler ce qu’ils ont vécu avec Jésus « En ce temps-là ».

Oui, Bonne Nouvelle est l’évangile, qui vient à se rappeler à nous, même dans nos silences.

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